Francis Brunelle

Les collages en bas-relief résultent du croisement entre “le drap” de l’exposition de 2012 et les grands collages. Le traitement de surface est délibéré, faisant écho aux oeuvres de John Chamberlain.
Les tableaux de guerre sont l’expression d’une colère. En 2012, début de la guerre en
Syrie, nous sommes envahis d’images de destruction, d’enfants blessés dans les bras de leur mère. Autant de figures, anonymes oubliées le lendemain. C’est pour lutter contre l’oubli, que j’ai peint ces toiles. Le grand tableau est un amoncellement de fusillés, replié “en miroir” pour créer une grande figure abstraite.
Le troisième temps de l’exposition est une méditation. Il s’agit d’un travail dans l’épaisseur de la matière. Des pas, un souffle, y ont inscrit des empreintes. Des glacis ont capté la lumière. Ce sont des ouvertures vers le monde intérieur. Une tentative de me rapprocher des laques extrême-orientales, de la lumière de Monet, et de tenter de percer le secret des glacis de Turner. Ce sont des reflets.

The bas-relief collages are the result of the cross between the “sheet” of the 2012 exhibition and the large collages. The surface treatment is deliberate, echoing the works of John Chamberlain.
The war paintings are an expression of anger. In 2012, the war began in Syria, we are invaded by images of destruction, of children injured in the arms of their mothers. So many figures, anonymous forgotten the next day. It was to fight against oblivion that I painted these canvases. The large painting is a pile of shot people, folded up “in a mirror” to create a large abstract figure.
The third part of the exhibition is a meditation. It is a matter of working in the thickness of matter. Footsteps, a breath, have left imprints on it. Glazes have captured the light. They are openings to the inner world. An attempt to get closer to Far Eastern lacquers, to Monet’s light, and to try to unravel the secret of Turner’s glazes. They are reflections.

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